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Kigali: Canaux non couverts, sources d’érosions et catastrophes

Les canaux étroits, découverts et parfois mal entretenus que l’on voit  dans certaines rues de la ville de Kigali sont l’une des raisons de l’effondrement des routes et des catastrophes qui endommagent les infrastructures des habitants en plus de transporter des vies humaines.

Depuis le grand canal de Mpazi, le long des routes Gatsata-Karuruma, Migina-Remera, Parlement Road, en bifurquant Kangondo I surnommé (Bannyahe, pour dire bidonvilles très serrés, impossible d’yune toilette). Ces routes sont généralement encombrées, les canaux ont une largeur insuffisante et ne sont pas correctement gérés. Son dernier destination est dans les marais, parfois les noyaux bouchés, les eaux de pluie dévient et s’acheminent dans les maisons du peuple.

Du fait qu’il n’est pas correctement couvert, les gens jettent toutes sortes d’ordures, sachets en plastique, bouteilles en plastique. Il y a même ceux qui profitent la tombée de la pluie diluvienne pour vider leurs toilettes et verser ces ordures dans les canaux transportant d’eaux vers les marais et boucher les canaux. C’est pourquoi il est plausible de couvrir les canaux afin d’éviter le remplissage de trou de drainage d’eau qui fait aussi couler le sol vers les marais.

Le grand canal de Mpazi, par exempmle, longue de cinq kilomètres, qui alimente les eaux usées des habitations, des marchés, des abattoirs, des hôpitaux, des restaurants ; venant des 6 secteurs du district Nyarugenge.

Ainsi, avec l’ajout de fortes pluies et de hautes montagnes autour du mont Kigali, Mpazi devient un grand fleuve qui détruit tout dans son passage et emporte même la vie humaine.

Les fortes pluies qui ont récemment frappé Mpazi ont également perturbé les activités des commerçants de Nyabugogo, et emportent même  des véhicules parqués dans la vallée, selon les articles des journaux.

Les experts en parlent

Un expert en construction (anonyme) fait quelques critiques, qui a toujours fait l’objet d’études incomplètes : étude préalable  de la structure du sol, utilisation du ciment standard destiné à la construction dans l’eau, ou le vol ciment. Ceci est la cause majeure de démolition de temps en temps de ce grand canal.

«Les infrastructures sont considérablement augmentées, les routes, les marchés publics, les immeubles de haut niveau s’augmentent de jour en jour, les écoles et autres activités privées fournissent toutes de l’eau qui se jette dans le grand canal de Mpazi», c’est dans cette optique qu’il faut fortifier la construction de celle-ci.

En ce qui concerne les canaux qui protègent des routes, un ingénieur civil Murara  déclare que la construction de ces canaux sur la route faisait environ 9 mètres de large, on utilise 6 mètres au milieu de la route là où les voitures passent, et un mètre et demi restant de chaque côté du bord de la route, sont utilisés comme trottoirs bâtis sur les canaux en question. Quand les constructeurs constatent que ces 6 mètres ne sont pas là, les trottoirs sont négligés, ils gardent la partie de passage des voitures, négligeant ”

Evoquant sur les petits canaux débordés par l’eau de pluie, l’ingénieur Murigo, explique « Si l’étude date de l’époque du résidant colonisateur Allemand Adolph Von Götzen, ou Kigali était habité par une population de 60000 ou 300000, ou il y avait brousses et forêts naturelles, aujourd’hui sont décimés par les activités humaines, l’eau de pluie ne pénètre pas dans le sol. Pour le moment les nouvelles études  à long terme devront être menées en conformité avec les infrastructures qui seront faites là-bas », a-t-il déclaré.

Cependant, l’ingénieur FidelTuyisenge, Responsable de l’eau et de l’assainissement de la ville de Kigali, a déclaré: «L’étude de faisabilité de Mpazi n’était pas une mauvaise étude, c’était un changement climatique, c’était une question de changement climatique. Partout dans le monde où il pleuvait environ trois fois en 100 ans, les pluies qui seraient rares, ces jours-ci, une partie de l’Afrique de l’Est, y compris le Rwanda, a été touchée par les pluies inattendues, le 24/1/2019 et 25/12/2019, il y a eu une pluviométrie extraordinaire, ce que nous appelons la période de retour de 100 ans, dont la cause est le changement climatique dû à des causes mondialement connues », a-t-il déclaré.

Sur la question de la couverture des canaux, cela est lié à l’étude préalable,  et à la façon dont la route affectait la communauté. En particulier, Ir Fidel a déclaré: «Aujourd’hui, nous avons 114 grands canaux qui dérangent la population, où plus de 120 ménages sont menacés ».

Les canaux seront améliorés

Selon toujours Ir Fidèle Tuyisenge, «Les canaux en général seront permanents, la manière durable de vivre avec eux est de déplacer les personnes de ces zones humides, qui sont également en cours de traitement, REMA (Rwanda Environmental Management Authority) a élaboré une étude qui va être financé pour  la gestion des eaux des marais pour les rendre utile”.

En ce concerne des canaux d’eau de pluie sur la route bitumée de  Nyanza-Gahanga Pacific, un employé de RTDA, Responsable des travaux de construction de la route Nyanza-Gahanga, a déclaré que toutes les canaux de tout le long de la route doivent être couverts.

Alphonse Uhagaze

 

 

Sur Karegeya Jean Baptiste Omar

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