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Justice: La robe de magistrat symbolise le pouvoir, mais aussi protège  le porteur

Le port de la robe de magistrat a plusieurs fonctions, mais surtout protège, du moins symboliquement le juge, contre les attaques et les violences extérieures. « La robe est un symbole d’uniformité, d’égalité entre les trois magistrats qui composent le tribunal et de rappel à ceux-ci des devoirs de leurs charges ».

La première partie du dessin ci-dessus montre un juge en robe d’audience. Dans la deuxième, le juge en passant, sans robe, est reconnu par le jugé d’il y a dix ans.

Selon Alain Girardet, Vice-président du tribunal de Grande Instance de Paris, « Symbole, la robe est signe d’intemporalité, d’universalité. La permanence du costume judiciaire représente la permanence de l’institution judiciaire et sacapacité à maintenirses rites ».

En France, par exemple, furent créées des séries de costumes correspondant aux catégories de jurisdictions, juste après l’interruption révolutionnaire, lorsque le Consulat et l’Empire réorganisèrent la magistrature.  Depuis l’arrêté du 23 décembre 1802 et le décret du 30 mars 1808, tous les magistrats doivent porter, en audience, leur costume.

Traditionnellement, les robes amples étaient le symbole de professions élevées, telles que les professeurs, les médecins ou encore les membres du système judiciaire ou administratif. De fait, les toges de magistrats se portent de façon large, masquant les formes du corps et assurant ainsi une pudeur digne de cette fonction.

Et d’ailleurs, Wikipédia définit cette robe ainsi: La robe de magistrat est le vêtement porté par le juge lors d’une audience. Dans les pays civilistes (ou de droit continental), les magistrats du parquet portent aussi un costume différent de celui des avocats et parfois aussi différent de celui du juge.

En Occident, à travers les âges, les magistrats étaient des représentants du pouvoir. Comme tels, ils étaient souvent issus de la noblesse ou, à tout le moins, leur charge leur conférait la noblesse (dite « noblesse de robe »). Un habillement différencié a ainsi eu pour fonction à la fois de les distinguer des justiciables et de manifester ostensiblement l’autorité de leur charge.

Les costumes amples et longs étaient communs aux professions considérées comme ayant un statut social élevé (médecins, prêtres, professeurs d’université, avocats, etc.). Il était alors porté en permanence comme habit ordinaire. L’Église catholique en avait recommandé l’usage pour manifester un souci moral chez ceux qui les portaient : de la sorte, ils n’exposaient pas les formes de leur corps et manifestaient une pudeur de bon aloi.

Si aujourd’hui la robe de magistrat n’est plus portée qu’à l’audience, on peut  encore en distinguer quatre significations majeures.

De plus de la protection, aussi symbolique qu’elle soit, la robe permet d’anonymiser le magistrat qui est ainsi un parmi les représentants de sa profession. Le message sous-jacent est alors que tous les représentants de la Justice sont identiques et humbles.

Par ailleurs, s’ils ne sont pas identifiés, les magistrats se doivent tous d’être les serviteurs de l’Institution judiciaire. Le costume permet donc de distinguer les juges des citoyens et de leur conférer un statut à part.

Pour ainsi dire, la cour n’est pas une maison (d’ailleurs elle se déplace souvant), le juge n’est pas un homme. “Tout se fait pour le people, au nom duquel la justice est rendue. Le juge n’y est pas pour lui, il représente la cour”, John Byagatonda, juge de la Haute Cour au Rwanda.

Et pour Cléophas Barore, président du RMC, “Dans les tribunaux c’est comme aux frontières, on y va avec minutie” (Mu nkiko ni nko ku nkiko, kuhagenda bisaba kwigengesera). Il mettait en garde ses confrères journalistes, pour qu’ils évitent les délis d’audience pendant leurs reportages.

C’est lors d’une formation de trois jours, regroupant 60 journalistes rwandais sur le reportage judiciaire et les droits de l’homme; une activité organisée conjointement par Rwanda Media Commission et Legal Aid Forum, sous le financement de l’Union Européenne.

Jean Baptiste Omar Karegeya

 

 

 

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