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Grands Lacs : La lutte contre les violences domestiques, un combat de tous

La prévention de toutes les formes de violence à l’égard des femmes, des filles et garçons, ainsi que  leur protection ; reste une préoccupation des medias. Tel est le thème de la réunion virtuelle, reconnaissant la participation effective des femmes  à la consolidation de la paix dans la région des Grands Lacs durant le contexte du COVID-19.

Mi-Aout dernier, femmes d’opinions, chercheurs et experts en genre se concertent au sujet de la violence faite aux femmes. En provenance des douze pays de la région, ils entourent aussi la première dame de la République Démocratique du Congo (RDC) Denise   Tshisekedi, championne des Nations Unies sur les questions des préventions des violences sexuelles liées aux conflits et ambassadrice UNFPA pour la lutte contre les violences basées sur le genre et l’autonomisation de la femme. C’est sur l’invitation du bureau de l’Envoyé spécial de l’ONU dans la région des grands lacs.

Selon la première Dame de la RDC, les diverses formes de violences que les femmes et  enfants subissent, requièrent une implication soutenue  et surtout celle des médias.  Des idées innovantes doivent être adoptées. Déjà qui, une formation continue des professionnels des médias sur les VBG pour qu’ils en comprennent mieux la problématique et deviennent des vecteurs permanents de ce plaidoyer inclusif et très demandeur.

Le monde n’est pas assez au courant de ce qui se passe et c’est de notre devoir de faire le plus de bruit possible et attirer l’attention sur ce fléau souligne la première Dame.

Elle confie :  “Comme j’aime le dire, la lutte contre les violences sexuelles ne doit en aucun cas Etre le combat exclusif d’une catégorie de personnes. C’est un combat qui exige de nous tous une implication totale dès les premiers signes de naissance d’un conflit, soit-il l’échelle de la famille ou de la communauté, ou celle du pays. 

Dans son allocution d’ouverture de la table ronde sur les VSBG, l’Envoyé Spécial de l’ONU dans les Grands Lacs, Huang Xia a souligné: “Dans la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre, si des avancées sont remarquables durant ces dernières années aussi bien sur le plan normatif, programmatique que sur le plan de la coordination, il serait illusoire de baisser la garde et de se laisser griser par le triomphalisme. En effet, aussi longtemps que le fléau de la pandémie persiste, la région et le monde auront pour obligation et priorité primaire de tout faire pour vaincre la pandémie et lutter contre ses effets négatifs sur les femmes.. 

 

Covid-19, un cout fatal dans la lutte contre les VBG

La première dame de la RDC, s’inquiète des effets des mesures prises par les gouvernements sur les femmes. Elle confie : “ à titre d’exemples, le confinement combiné aux impacts négatifs sur les revenus des ménages, a contribué l’accroissement de la pauvreté, un des facteurs non négligeables de l’augmentation de cas de violences domestique et sexiste;

L’oisiveté des enfants, conséquence directe de la fermeture des écoles, tend à favoriser certaines violences à leur égard et le mariage d’enfants dans certains des pays de la région souligne –t-elle.

Pour Dr. Aloys Hakizimana, Enseignant et consultant international en communication pour le développement, sans recherche et communication, la lutte sera quasi impossible.

Il renforce «  La lutte contre les VSBG et la consolidation de la paix nécessitent des recherches fouillées sur la modification des normes sociales, des connaissances, des attitudes, des croyances et des comportements et des pratiques. Si la recherche et la dimension communication pour le développement ne sont pas suffisamment prises en compte, il sera difficile de lutter efficacement et de manière professionnelle contre les VSBG et de promouvoir la consolidation de la paix et de la sécurité dans la Région de Grands Lacs ».

Dr Hakizimana préconise l’usage des technologies modernes de communication et les réseaux sociaux dans les activités pendant la période de la pandémie du corona virus, caractérisée le confinement, l’interdiction des voyages et des distanciations sociales.

Il recommande entre autre le développement d’une stratégie de communication pour le changement social et comportemental.

Dans son discours de clôture, Commissaire Lydia Gachoya, la Vice Présidente de la Conférence Internationale sur la Région des grands lacs « CIRGL » a souligné  que les lois de lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre sont bien écrites dans la plupart des pays de la région, mais qu’elles ne sont pas mises en œuvre.

Elle révèle :  ”Ces textes légaux bien écrits manquent de politiques de mise en œuvre pour éclairer les étapes à suivre dans la prévention, la poursuite judicaire et les mesures d’appui aux victimes des VSBG. J’encourage  nos Ministres du genre  de revoir avec attention  sur les textes légaux comme “la déclaration de Kampala et initier des plans claires de mise en œuvre des mesures effectives”.

Lydia termine en soulignant que si on investit dans la  protection  et le développement de la femme dans la région, toute la région sera à mesure d’exploiter les mesures non utilisées et de véhiculer générations qui profitent des gains de l’égalité genre.

Sur Karegeya Jean Baptiste Omar

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