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RWAMAGANA : Face aux rumeurs sur les contraceptifs, le personnel médical donne des clarifications

Dans la planification familiale, différents moyens sont utilisés, y compris les moyens naturels et également les moyens médicaux avancés. Les gens se posent des questions sur ces moyens, certains faisant même avancer des rumeurs en ce qui concerne leur efficacité et effets secondaires.

Afin d’aider les gens à satisfaire leur curiosité à ce sujet, la presse a eu un entretien avec Marie Chantal Gahongayire, Titulaire du centre de santé de Rubona, district de Rwamagana.

Voici cet entretien :

Presse: On dit qu’une femme qui a fait de la planification familiale perd de la lubrification dans son sexe, qu’en dites-vous ?

Chantal : Je ne connais ce problème nulle part, ni dans les livres de l’OMS et même ceux du ministère de la Santé. Ce que je peux vous dire, c’est que beaucoup de femmes utilisent ces moyens et n’ont aucun problème à perdre de la lubrification dans leur sexe.

Presse: Il y a aussi ceux qui disent qu’une femme qui a utilisé des pilules ou des injections devient obèse, qu’en est-il ?

Chantal : Pour quelqu’un sans stress et qui mange bien, ce n’est pas un miracle de prendre du poids. La prise de poids ne doit pas être confondue avec l’obésité. Eh bien, souvent ces femmes grossissent parce qu’elles ne vivent plus de stress. C’est-à-dire quand elles avaient beaucoup d’enfants à s’occuper et à nourrir. Cependant, nous encourageons ces femmes à se présenter aux examens car l’obésité est également due à d’autres maladies.

Presse: Certaines femmes disent également que lorsqu’elles ont suivi ce planning familial, elles ne peuvent plus concevoir. Vrai ou faux ?

Chantal : Faux et archifaux. Ces choses ne sont pas vraies, pas vraies du tout. Les gens devraient savoir qu’une femme qui suit la planification familiale n’est pas à l’abri d’autres maladies. Elle n’est pas à l’abri de ne plus avoir de règles. L’important est de connaître la cause de ce manque de règles, si jamais elle rencontre ce problème, avant de le relier au planning familial.

Mais, quiconque arrête les moyens qu’elle utilise, quand les hormones qui étaient dans son corps sont arrêtées, elle peut concevoir. Ce sont toutes des rumeurs que je nie complètement.

Presse : Adopter la planification familiale, c’est courir le risque de donner naissance à des enfants handicapés comme des enfants souffrant de troubles mentaux par la suite. Est-ce vrai ?

Chantal : Il y a des familles qui donnent naissance à des enfants handicapés parce que les chromosomes de l’homme et de la femme ne se sont pas bien joints (comment pourrais-je vous l’expliquer). Et cela n’arrive pas forcément à une femme du fait qu’elle est passée par la planification familiale !

Presse : Certaines femmes pensent que l’utilisation de pilules ou d’injections sans mari peut provoquer l’infertilité. Comment cela est-il possible ?

Chantal : Regardez ! les grossesses non planifiées sont devenues monnaie courante. Nous aimerions conseiller aux filles de suivre la planification familiale. Elles n’ont rien à craindre, cela ne peut pas provoquer l’infertilité. Jamais.

Presse : Un homme qui subit la vasectomie devient faible au lit ?

Chantal : Rumeur très répandue, mais fausse. Au fait nous fermons la petite veine qui transporte les chromosomes du scrotum. Cela n’a rien à voir avec la possibilité d’avoir des relations sexuelles. L’homme qui a suivi cette méthode peut avoir des relations sexuelles, il peut même éjaculer mais il ne peut pas donner de grossesse.

Presse : Est-il vrai que la femme sous la pilule ou injection perd son désir  sexuel ?

Chantal : il peut y avoir une diminution, mais cela ne dure pas longtemps. Cela dépend de la femme et cela ne devrait faire peur à personne car beaucoup de femmes utilisent ces moyens et elles n’ont aucun problème.

Marie Chantal Gahongayire ne manque pas de souligner que les bénéfices de la planification familiale sont nombreux par rapport aux effets secondaires et qu’il existe toujours un moyen de corriger les problèmes associés s’ils se produisent. En ce district de la Province de l’Est du Rwanda, la planification familiale est à 62,7%.

 

Sur Karegeya Jean Baptiste Omar

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