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Droits de l’Homme – Algérie / Rapport de la Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH) et de l’Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT) sur la répression des défenseurs des droits humains en Algérie

La Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH) et l’Organisation Mondiale Contre la
Torture (OMCT)ont publié, le 07 mai 2020, conjointement par leur Observatoire pour la
Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme, un rapport sur la répression des
défenseurs des droits humains en Algérie, entre le 22 février et le 05 mai 2020, condamnant ainsi
les attaques systématiques des militants du Hirak algérien.
Ce rapport établit une chronologie précise des attaques contre les défenseurs des droits humains en
Algérie et ce, plus d’un an après le début du mouvement populaire du Hirak et en pleine pandémie
mondiale du Covid-19, qui frappe l’Algérie. Cette répression, note le rapport, se matérialise le plus
souvent par des actes d’harcèlement, y compris au niveau judiciaire, par des arrestations arbitraires
et par des détentions injustifiées.
Depuis le 22 février 2019, un mouvement de contestation populaire traverse l’Algérie. Il s’agit d’un
mouvement pacifique, appelé Hirak, qui trouve ses origines dans la contestation par le peuple
algérien de la candidature du Président Bouteflika à un cinquième mandat présidentiel.
Les revendications des manifestants se sont élargies à des demandes incessantes de changement
de régime, dans son ensemble, réclamant «un État civil et non militaire» et une «Algérie libre et
démocratique».
Si les dirigeants du mouvement Hirak, ont suspendu les manifestations, depuis le 15 mars 2020, en
raison de la pandémie de Covid-19, la répression a continué, avec des condamnations judiciaires,
des interpellations, des arrestations, des détentions arbitraires et des mauvais traitements infligés,
non seulement aux militants pacifiques, mais aussi aux simples manifestants.
Le Comité National de Libération des Détenus (CNLD) évoque, au 30 mars 2020, le chiffre de 1200
«détenus du Hirak». Parmi les personnes ciblées, les défenseurs des droits humains,
particulièrement actifs du mouvement, ont été de plus en plus réprimés. Leur harcèlement judiciaire
s’est intensifié, depuis septembre 2019, afin de les réduire au silence.
L’Observatoire pour la Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme «condamne fermement la
répression généralisée et systématique des militants du Hirak, qui s’est fortement accentuée, depuis
le mois de septembre 2019. Cette répression se matérialise, le plus souvent, par des actes
d’harcèlement, y compris au niveau judiciaire, par des arrestations arbitraires et par des détentions
injustifiées. Ces mesures ne visent qu’à sanctionner les activités légitimes de défense des droits
humains de ces militants, ainsi que les libertés d’expression, d’association et de manifestation de
tous les citoyens algériens».
L’Observatoire appelle, en outre, les autorités algériennes,notamment, à garantir en toutes
circonstances l’intégrité physique et le bien-être psychologique de l’ensemble des défenseurs des
droits humains en Algérie.
A ce titre, il a demandé la libération immédiate et inconditionnelle des défenseurs des droits
humains arbitrairement détenus en Algérie, particulièrement dans le contexte de risque accru de
propagation du coronavirus dans les prisons.
Il appelle également à mettre un terme à toute forme d’harcèlement, y compris au niveau judiciaire,
à l’encontre de l’ensemble des défenseurs des droits humains en Algérie et demande que les
libertés de manifestation, de rassemblement, d’association et d’expression soient garanties, en
toutes circonstances.

Sur Karegeya Jean Baptiste Omar

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