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Liberté de Presse 2020/COVID-19: Le Rwanda se félicite

La Journée Mondiale de la Liberté de la Presse 2020 arrive dans des circonstances mondiales liées à la crise COVID-19. Pour le Rwanda, l’organe d’auto régulation  félicite les journalistes dans ce combat.

Dans ces moments du COVID-19, la liberté de la presse revêt une importance particulière. Le rôle des journalistes est promordial pour faire face à la crise. Ils sont parmi les travailleurs essentiels et se mettent en danger pour informer le public. Leur rôle est également capital dans la lutte contre la désinformation qui s’est révélée être l’un des principaux défis du COVID-19.

Pour le cas du Rwanda, Cléophas Barore, président du RMC (Rwanda Media Commission, organe d’auto-régulation de la presse) se dit satisfait de l’apport des confreres durant cette lutte acharnée.

“RMC se félicite également du rôle que joue la presse dans ces moments où le Rwanda et le reste du monde font face à la pandémie du Coronavirus”, confie-t-il à Renaissanceactu.com.

Le président en exercice malgré l’expiration de son mandat, signale que la célébration de cette journée au Rwanda sera marquée par un débat dans les média et sur les réseaux sociaux des journalistes.

“RMC publier un communiqué dans lequel il sera question d’apprécier l’utilité de la presse libre,diversifiée et responsable. Il saisira cette opportunité pour lancer un appel aux différents partenaires d’appuyer la presse qui,comme d’autres secteurs,aura subi de plein fouet le poids lourds de la perte en moyen financier dû au COVID19.

RMC ne ménagera aucun effort pour plaider toujours en faveur d’une presse libre,diversifiée caractérisée par le respect des principes d’une ethique professionnelle”, ajoute Barore.

Le 3 Mai de chaque année, le monde se réunit pour célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse.

Aujourd’hui, et plus que jamais, le journalisme fait face à de nombreux défis, notamment la désinformation, les discours de la haine, la présence de points de vue inclusifs et d’expressions culturelles diverses et autres.

Message de l’UNESCO

A cette occasion, Mme Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, adresse un message suivant:

« Alors  que  la  pandémie  de  COVID-19  nous  fait  basculer  dans  l’inquiétude  et  l’incertitude,  l’information  libre  nous  est  essentielle  pour  faire  face  à  la  crise,  la  comprendre, la penser, et la surmonter (…) Cette  liberté  de  la  presse  est  trop  souvent  malmenée.  Que  ce  soit  par  le  contrôle  politique,  idéologique  ou  économique,  par  les  attaques  qui  visent  à  diffamer  et  à  décrédibiliser, ou encore par le harcèlement, on cherche trop souvent à réduire au silence   les   journalistes   et   en   particulier   les   femmes.  (…)  La  crise  actuelle  renforce  également  les  incertitudes  pour  la  presse sur  le  plan  économique : par exemple, alors même que s’accélère la transition numérique, les recettes  publicitaires,  dont  dépendent  bien  des  parutions,  sont  en  baisse,  voire  en  chute libre ; à terme, des journaux pourraient ainsi être forcés de réduire ou cesser leur  activité,  privant  des  communautés  d’un  autre  regard  sur  le  monde,  d’une  profondeur de champ nécessaire à la diversité des opinions. Or dans un monde aussi interdépendant que le révèle cette crise, chaque menace ou attaque  contre  la  diversité  et  la  liberté  de  la  presse,  et  contre  la  sécurité  des  journalistes, nous concerne tous. (…) J’appelle aujourd’hui à redoubler ces efforts : dans ce moment crucial et pour demain, nous avons besoin d’une presse libre et des journalistes, qui doivent, quant à eux, pouvoir compter sur l’ensemble d’entre nous », 

Au niveau mondial, l’UNESCO organise demain lundi 4 Mai à 17 heures, heure française (TU+2), un débat en ligne sur l’importance des médias libres pour fournir au public une information indépendante et fiable, essentielle en temps de crise. Cet événement réunira à part la Directrice générale, le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, le Secrétaire général de Reporters sans frontières, Christophe Deloire, et d’autres dignitaries.Un éminent journaliste , Jorge Ramos, animera le débat.

Sur Karegeya Jean Baptiste Omar

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