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Kwibuka 26: Il y a 26 ans qu’ils étaient confinés, et ils  commémorent en confinement 

Il y a 26 ans, certains rwandais étaient confinés, non pas suite à une catastrophe d’origine naturelle, mais en raison d’un désastre d’origine humaine dont ils ne devaient pas espérer sortir : être mis à morts, parce que Tutsis, être exterminés, pour être venus au monde.

Ceci ressort du message lancé par  le Réseau International Recherche et Génocide (RESIRG asbl) à l’occasion de la 26ème Commémoration des victimes du Génocide Commis contre les Tutsis en 1994.

“Les questions de la mémoire peuvent, notamment, être liées à la santé mentale, qui prend une dimension particulière, en cette période de confinement. Une réflexion plus large sur l’importance de la transmission du témoignage, des rituels de commémoration dans la reconstruction de vies brisées, serait également utile”, RESIRG asbl.

Dans un Communiqué de ce  7 avril 2020, RESIRG asbl regrette qu’il n’est pas facile de commémorer en période de confinement. “On se limitera, pour l’heure, à des commémorations confinées, restreintes à l’échelle de la famille ou du ménage”.

Le message commence par une citation attribuée à William EWART GLADSTONE, homme politique britannique:  « Montrez-moi la façon dont une nation ou une société s’occupe de ses morts, et je vous dirai, avec une raisonnable certitude, les sentiments délicats de son peuple et sa fidélité envers un idéal élevé

Ainsi continue le message, “le Réseau International Recherche et Génocide (RESIRG asbl) souhaite adresser le présent message, en mémoire des victimes du génocide en cause.

Cette 26ème Commémoration se déroule pendant une période difficile de confinement dû à la pandémie du Coronavirus. Aujourd’hui est aussi le moment de marquer une minute de silence, à l’endroit de celles et de ceux qui, il y a 26 ans, étaient confinés, non pas suite à une catastrophe d’origine naturelle, mais en raison d’un désastre d’origine humaine dont ils ne devaient pas espérer sortir : être mis à morts, parce que Tutsis, être exterminés, pour être venus au monde.

Nous avons, récemment, eu l’occasion d’exprimer aussi bien notre hommage envers les victimes du Coronavirus que notre sympathie à l’adresse de leurs familles, de tous les patients comme de toutes les personnes confinées de par le monde, ainsi que de celles ou de ceux qui sont impliqués dans la lutte quotidienne contre cette pandémie.

Ndlr: c’est en date du 21 mars 2020, que RESIRG asbl- , lanca un Communiqué de solidarité.  Il voulait exprimer ses sentiments les plus solidaires, à tous ceux qui sont touchés, en particulier les plus vulnérables et isolés; en ces moments difficiles où le Coronavirus, emporte de plus en plus de vies humaines, épuise le personnel médical, infirmier et toutes les autres personnes impliquées dans la lutte, caissières et caissiers, éboueurs, routiers, postiers ou policiers.

Ce  Réseau International voudrait marquer sa solidarité avec toutes ces personnes éprouvées par cette pandémie, compte tenu de sa  tournure tragique et son impact socioéconomique, et surtout l’angoisse et la peur qu’elle engendrer.

Nous avons une pensée particulière pour nos frères, sœurs, parents et amis rescapés du génocide des Tutsis de 1994, vivant au Rwanda et ailleurs dans le monde, à l’approche de cette épreuve que constitue la commémoration de ce genocide. Le RESIRG exhorte toute personne de bonne foi à rester solidaire et à soutenir les personnes éprouvées, en particulier les personnes âgées, tout en respectant les consignes évidemment. C’est maintenant qu’elles ont le plus besoin de nous”.

Mission de RESIRG asbl

Le Réseau International Recherche et Génocide (RESIRG asbl) s’est assigné la mission de sensibiliser à la recherche concernant le génocide perpétré contre les Tutsis du Rwanda en 1994.

La recherche des racines du génocide implique, entre autres, l’histoire des mécanismes génocidaires, l’étude des avatars de la révision et de la négation, le volet juridique et judiciaire des procès contre les génocidaires, en ce compris les fondements éthiques de la velléité de libérer les génocidaires âgés en prison.

Vingt-six ans après l’irréparable, il convient d’envisager des travaux de recherche ayant trait aux approches les plus innovantes sur la préservation de la mémoire des victimes de ce génocide, pour les générations futures.

Restons unis et solidaires, soutenons-nous les uns et les autres, mais, surtout, soutenons, le plus possible, celles et ceux d’entre nous qui sont éprouvés par cette pandémie et par le confinement qui lui est lié.

Bon courage et bonne commémoration des victimes du génocide commis contre les Tutsis en 1994 !

Fait à Bruxelles, le 7 avril 2020

Pour le Réseau International Recherche et Génocide (RESIRG asbl)

Déo MAZINA

 

Sur Karegeya Jean Baptiste Omar

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