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Nigeria : Le tri, le calibrage et l’ajout de valeur augmentent les revenus des cultivateurs de pommes de terre

James Obadiah vit dans l’État du Plateau, au Nigeria, où il récolte des pommes de terre irriguées et prépare sa terre pour semer des pommes de terre plantées en culture pluviale. Il trie ses pommes de terre deux ou trois fois avant de les planter, mais aussi après les avoir récoltées et au moment de l’entreposage. Il sépare les pommes de terre de semence de celles qu’ils consommeront. Le tri permet également à monsieur Obadia de séparer les tubercules pourris ou infectés des bons. Plus tard, il enfouit les tubercules infectés à l’extérieur du champ. En plus, les producteurs et les productrices doivent éviter de conserver les pommes de terre abîmées ou les utiliser comme semences parce qu’elles transportent également des organismes pathogènes qui pourraient infecter d’autres pommes de terre.

C’est un matin ensoleillé et un peu frais. Debout dans son champ de pommes de terre, James Obadiah admire ses plants beaux et en bonne santé. Il déclare : « J’ai passé presque toute ma vie à cultiver de la pomme de terre, car c’est une tradition et j’ai hérité ça de mes parents. »

Monsieur Obadiah vit dans l’État du Plateau, au Nigeria, où il cultive la pomme de terre pluviale pendant l’hivernage et la pomme de terre irriguée en saison sèche. Cela lui assure un revenu permanent durant l’année. Actuellement, il récolte les pommes de terre irriguées et prépare sa terre pour cultiver la variété pluviale.

Il faut 10 à 12 semaines pour avoir des pommes de terre matures et monsieur Obadiah cultive les variétés améliorées telles que Connect, Nicola, F1, Marabel et Caruso.

Pour obtenir des récoltes exceptionnelles, satisfaire sa clientèle et gagner un meilleur revenu, monsieur Obadiah applique de bonnes techniques agricoles pour la préparation de la terre, le sarclage, la plantation, la récolte, l’entreposage, le calibrage et l’ajout de valeur.

Il trie ses pommes de terre deux ou trois fois avant de les planter, ainsi qu’après la récolte et au moment de l’entreposage. Il sépare les tubercules qu’il plantera de ceux qu’ils consommeront. Le tri permet également à monsieur Obadiah de séparer les pommes de terre pourries ou infectées des bonnes. Après, il enfouit les tubercules infectés loin de l’exploitation.

Vou Shutte est une pathologiste des plantes au département des sciences et des technologies des plantes de l’Université de Jos. Elle affirme qu’il est important de trier pour empêcher les maladies d’infecter les tubercules de semence sains et réduire leur taux de germination.

Madame Shutt explique que lorsque les producteurs et les productrices plantent des tubercules de semences infectés, l’eau de pluie transmet les organismes pathogènes par le biais de la terre aux autres plantes, ce qui peut infecter tout le champ.

Elle encourage les cultivateurs et les cultivatrices à toujours trier leurs pommes de terre pour éviter une perte de rendement. Elle déclare : « Assurez-vous de transporter des tubercules de semences sains dans votre champ pour les semis. Si vous avez des tubercules de semence sains, vous avez un champ sain, exempt de maladies. Cela vous garantit une bonne récolte. »

Madame Shutt ajoute que les agriculteurs et les agricultrices devraient éviter d’utiliser des pommes de terre semences coupées ou présentant des contusions, car celles-ci transportent des organismes pathogènes qui pourraient infecter d’autres tubercules de semence. Selon elle, la solution consiste à trier et à retirer les tubercules infectés pendant la récolte, avant qu’ils transmettent des maladies et des organismes nuisibles comme la flétrissure bactérienne, la teigne et le mildiou durant l’entreposage.

Après la récolte et le tri, les cultivateurs et les cultivatrices classent les pommes de terre en fonction de leur taille. Emmanuel Shippi est un cultivateur originaire de la région administrative de Pankshin, au Nigeria. Il affirme que le calibrage est une autre mesure que les producteurs et les productrices de pommes de terre doivent prendre.

Monsieur Shippi déclare : « Je classe mes pommes de terre suivant trois tailles : les plus petites, celles qui ont la taille d’une aubergine et celles qui ont la taille d’une pomme de terre de table. Celles qui ont la taille d’une aubergine me servent de semences, les pommes de terre de table sont destinées à la vente et les plus petites sont pour la consommation de ma famille, car elles sont très nutritives. » Bien que toutes les pommes de terre soient nutritives, les plus petites sont encore plus riches en nutriments, car elles contiennent moins d’amidon que les grosses.

Les producteurs et les productrices de la région sont de plus en plus nombreux à rajouter de la valeur pour avoir un meilleur revenu. Isaac Bawa est un producteur originaire de la région administrative de Bokkos. Il rajoute de la valeur à ses pommes de terre après les avoir calibrées, en les transformant en farine et en fécule.

Monsieur Obadiah soutient que le tri et le calibrage des pommes de terre ont augmenté son rendement et fait exploser son revenu. Il déclare : « Un sac de tubercules de semence me rapporte au minimum 50 sacs de tubercules après la récolte. En une saison, je récolte sur un hectare une moyenne de 500 sacs de pommes de terre et je vends le sac de 50 kilogrammes entre 12 000 et 15 000 nairas nigérians (33 à 41 $ US). » Ainsi donc, son revenu total varie entre 6 000 000 et 7 500 000 nairas (16 320 et 20 400 $ US), ce qui représente un bon revenu pour le travail abattu.

Prisca Chidinma Anyalewechi/Barza infos

Sur Karegeya Jean Baptiste Omar

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