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Tous ceux qui ont vu le corps d’Irène Biya ont été tués, y compris le prêtre

Paul BIYA, le Président camérounais a perdu sa première dame il ya 26 ans.

Vingt-six ans après son décès, le doute plane toujours sur les réelles circonstances et causes de la mort de la première épouse du président camerounais Paul Biya Jeanne-Irène Biya.

Dans l’ouvrage « Le vrai visage de Paul Biya », l’écrivain camerounais Ebalé Angounou révèle des séries de « meurtres » qui ont eu lieu quelques jours après la mort de Jeanne-Irène Biya et qui auraient un lien avec le décès de la première dame. Extrait…

A Dakar les chefs d’Etat sont en conclave lorsque Paul Biya se lève pour exprimer à ses pairs, la terrible nouvelle. Que s’est-il passé ? Le commentaire de Charles Ndongo, journaliste ayant accompagné le chef de l’Etat, va nous instruire. L’ex journaliste du Président, dans son reportage sur le sujet, raconte que Paul Biya, sachant qu’il avait laissé son épouse très malade au pays, s’attendait au pire.

Mais le devoir l’appelait à Dakar. Alors il attendait à tout moment des nouvelles. On le sentait anxieux, gêné. Puis son aide de camp s’est approché à un moment pour lui communiquer la nouvelle.
Alors Paul Biya s’est levé pour dire solennellement: « on vient de m’annoncer une terrible nouvelle : mon épouse est décédée ».

Nous sommes en août 1992. A voir de près, Charles Ndongo, brillant journaliste, n’est pas un naïf.Et entre les lignes on peut déceler son message. Car un époux qui aime son épouse ne peut pas se déplacer lorsqu’il sait que celle-ci risque de rendre l’âme après lui. Paul Biya manifestait de l’impatience au point de consulter sa montre. C’est qu’il avait les détails de l’exécution de son épouse. Il savait qu’une fois l’opération achevée, on le lui annoncerait. Il savait même à quelle heure sensiblement le coup aurait lieu.

Le moindre retard l’exaspérait parce qu’il avait peur d’un échec : ce genre de coup doit absolument aboutir.Les pairs africains de Paul Biya n’ont pas été dupes car, ils ont flairé l’entourloupe.

Ils se connaissent suffisamment entre eux.

Cela explique qu’il n’y ait pas eu de chef d’Etat autour de lui pour les offices religieux. Juste des messages de condoléances là où on serait massivement venu rendre hommage à celle qui fut dame Biya. Même leurs épouses parmi lesquelles la défunte comptait de nombreuses amies ne se donnèrent pas le mal de se déplacer.

Il s’agissait d’un boycott car tous étaient mécontents de Paul Biya dont ils se désolidarisaient.

Si le Président Mobutu vient assister Paul Biya, ce qui est tout à fait compréhensible quand on sait que les deux hommes étaient versés dans les mêmes pratiques.

Cela veut dire que Dakar n’était qu’un alibi pour Paul Biya qui, ayant décidé de la mort de son épouse, avait jugé de l’opportunité d’être hors du pays quand l’assassinat de celle-ci aura été perpétré.

Ayant appris la mort de Jeanne-Irène, le Président rentre immédiatement au pays. Il réalise alors que la défunte a reçu quelques heures auparavant des religieuses.

Il panique. Il s’agit des amies et confidentes de son ex-épouse. Ne leur aurait-elle pas livré des secrets qui pourraient le compromettre comme elle a promis de le faire ?

Agissant conformément aux préoccupations du Président de le République, Minlo’o Medjo va dépêcher un commando d’urgence à Djoum. Une intrusion est faite dans les locaux des bonnes sœurs.

Elles seront brutalisées, torturées, malmenées, puis tuées finalement après qu’elles soient passées aux aveux.

Une des deux bandes sonores dans lesquelles la défunte avait consigné des révélations sur sa vie avec son mari est récupérée. L’autre a été transmise à l’Abbé Amougou du diocèse de Sangmélima, par les religieuses.

Après la messe qu’il célébrera à l’occasion des obsèques de Jeanne-Irène, ce prêtre sera retrouvé mort de manière très curieuse et inexplicable.

Le secret devrait absolument entourer les circonstances et les conditions de la mort de Jeanne-Irène. Tous ceux qui étaient susceptibles d’en dire quelque chose devaient disparaître.

A commencer par ceux qui l’ont exécutée, des éléments d’une division spéciale de la sécurité présidentielle, abattus par leurs collègues.

Après avoir abattu Jeanne-Irène et les religieuses de Djoum, ils sont eux aussi passés à la casserole. Le médecin légiste ayant établi le certificat de genre de mort a été exécuté, de même que des femmes de l’Eglise catholique ayant pris sur elles de laver la dépouille de Jeanne-Irène.

Ce corps fut escamoté aux Camerounais car ceux-ci auraient eu en leur présence, un corps mutilé par trois balles de pistolet automatique. Or, on a voulu faire croire qu’elle était malade et en est morte. C’est sans compter avec son programme.

Car elle avait une sortie à effectuer au lendemain du jour de sa mort. Elle devait se rendre avec Yaou Aïssatou alors ministre en charge de la promotion de la femme, dans la zone d’Obala pour la visite d’un champ de champignons réalisé par une association de femmes rurales.

Si son état de santé ne le lui aurait pas permis, le programme aurait été annulé.

Pourtant, un jour avant la date de sortie, donc le jour de sa mort, Jeanne-Irène aura reçu Yaou Aïssatou et les deux femmes avaient étudié les contours de la cérémonie du lendemain dont la date avait été maintenue.

C’est dire qu’elle était en parfaite santé et Paul Biya en se rendant à Dakar, ne laissait pas derrière lui une épouse physiquement mal en point, comme ont voulu le laisser entendre les versions officielles, tentant de justifier la mort soudaine de la première dame.

L’accident suspect de Motaze Roger

Depuis leur retour de Dakar, Motaze Roger n’a pas la conscience tranquille. Sa tante est morte parce qu’il n’a pas su la protéger.

Alors qu’il aurait dû. Il ressent maintenant son absence. De part et d’autre de la famille, il subit des pressions. La vie du Palais l’incommode déjà. Il voudrait en partir, continuer sa carrière militaire ailleurs.

L’idéal serait même de sortir un moment du pays, question de changer d’air et de se refaire un moral. Paul Biya s’est très vite rendu compte de l’état d’esprit de son aide de camp depuis que la tante de celui-ci est décédée.

Et cela le met mal à l’aise.

De toutes les façons, Roger en sait trop, et cela n’est pas bien, cela n’est pas rassurant. S’il a éliminé Jeanne-Irène pour certaines raisons, pourquoi n’éliminerait- il pas Roger pour les mêmes raisons ? En effet, dans cet état d’esprit, il pourrait bien craquer et lâcher le morceau.

Le Président invite alors son aide de camp à un dîner intime. L’occasion est favorable à ce qu’il fasse le point de la situation. Roger est entré à son service, six (06) mois après son accession à la magistrature suprême. Depuis lors, il le sert à la fois comme le fils qu’il n’a cessé d’être et le soldat qu’il est devenu.

C’est dans une salle particulière que le chef de l’Etat installe son aide de camp. La table est faite. Il y a de faibles lumignons de diverses couleurs, et une odeur de parfum magique : l’ambre sans doute, ou le benjoin.

Ce sont les deux parfums magiques du Président. Il y a aussi une douce musique instrumentale religieuse qui flotte dans l’air. Paul Biya sert à boire à Roger Motaze dans une coupe.

Puis il prend du pain de sa main, qu’il lui donne. Il fait de même avec du poisson. Roger mange et boit en présence du Président. Pas un seul propos n’a encore été échangé. La musique s’arrête.

Le Président se lève. Marche vers la porte. S’immobilise. Parle enfin : Roger doit se rendre le lendemain en mission à Mvomeka’a, le village de Paul Biya.

Il y va très souvent d’ailleurs. De retour chez lui, l’officier est perturbé : ce dîner lui a paru suspect. Il va alors à son tour préparer un document sonore dans lequel il fait état de son dîner avec Paul Biya, en y exprimant ses appréhensions.

Car il sait que le Président est devenu un Maître dans l’art du sorcier. Le lendemain, en compagnie de l’officier de l’armée, il se rend à Mvomeka’a. C’est à un virage mal négocié qu’il va déraper pour trouver la mort.

Son compagnon de voyage en sort indemne. Il connaissait pourtant parfaitement la route, qui est d’ailleurs la meilleure du Cameroun.

C’est qu’il avait oublié un tout petit détail : lorsqu’on dîne avec le diable, il faut s’asseoir à bonne distance, et utiliser une longue cuillère.

Le maire de Sangmélima, M. N’na Ze Bavard, déclare que l’officier, de passage devant la mairie ce jour-là, l’a aperçu et lui a dit : “je fais un tour au village, j’arrive”. Il n’en est jamais revenu … c’était un voyage pour l’éternité.

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Sur Jean Louis KAGAHE

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