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Israël autorisé à expulser un haut responsable de Human Rights Watch

La Cour suprême israélienne a confirmé mardi 5 novembre la décision du gouvernement d’expulser un haut responsable de Human Rights Watch pour son soutien présumé au boycott du pays, a annoncé la décision.

Omar Shakir, le directeur de Human Rights Watch pour Israël et la Palestine, photographié à Ramallah en Cisjordanie, en mai 2018. © 2018 AFP

Israël cherche à expulser Omar Shakir, directeur de HRW pour Israël et les territoires palestiniens du groupe de défense des droits basé à New York, pendant plus d’un an.

Il appartient maintenant au gouvernement de suivre et d’expulser Shakir, un citoyen américain, qui tente de faire taire la proposition israélienne de réduire au silence et de délégitimer les critiques à l’encontre du traitement réservé aux Palestiniens.

Si le gouvernement israélien maintient sa décision initiale, Shakir devra quitter Israël au plus tard le 25 novembre. “Si cela se produit, j’aurai 20 jours pour partir et je rejoindrai les rangs de l’Iran, de la Corée du Nord et de l’Égypte pour bloquer l’accès du responsable @hrw”, a tweeté Shakir après que la décision eut été annoncée, faisant référence à Israël.

Ce serait la première expulsion de ce type en vertu de la loi de 2017 autorisant l’expulsion des étrangers qui soutiennent le boycott d’Israël, bien que des cas de personnes se soient vu refuser l’entrée en vertu de la mesure.

L’affaire contre lui était initialement basée sur de prétendues déclarations en faveur d’un boycott qu’il avait fait avant de prendre ses fonctions, a déclaré HRW.

Le gouvernement a ensuite ajouté de nouvelles déclarations qui, à son avis, appuient un boycott selon AFP.

Human Rights Watch a déclaré qu’il avait critiqué le bilan des droits de l’homme en Israël, mais qu’il n’avait jamais préconisé un boycott. Il en va de même pour Shakir depuis qu’il a rejoint l’organisation.

Le ministère israélien des Affaires stratégiques, qui enquête sur les violations potentielles de la loi de 2017, allègue que l’activisme de Shakir, en particulier en ce qui concerne l’occupation de la Cisjordanie par le pays, constitue un appel au boycott.

Le mouvement BDS – Boycott, Désinvestissement et Sanctions – appelle à un boycott d’Israël pour son traitement des Palestiniens.

Israël considère le mouvement comme une menace stratégique et l’accuse d’antisémitisme – une revendication que les activistes nient avec force.

D’après hrw.org, Human Rights Watch a par le passé appelé les entreprises internationales à suspendre leurs activités commerciales dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, invoquant l’obligation qui leur incombe de ne pas se rendre complice de violations des droits humains. Bien que Human Rights Watch ait lancé des appels similaires adressés à des entreprises menant des activités dans de nombreux autres pays, la Cour suprême israélienne a estimé qu’appliquer ce principe en vue de garantir le respect des droits des Palestiniens constituerait un appel au boycott.  Cet arrêt s’appuie sur une lecture élargie de la loi de 2017 interdisant l’entrée aux personnes qui préconisent un boycott d’Israël ou de ses colonies en Cisjordanie.

Sur Karegeya Jean Baptiste Omar

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