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Emmanuel Macron joue les maîtres queux pour Xi Jinping

Le Président de la France a assuré la promotion des produits français auprès de son homologue chinois en lui faisant goûter plusieurs viandes et vins.

Le président chinois Xi Jinping (à droite) et le président français Emmanuel Macron (à gauche) dégustent un vin lors de leur visite au pavillon de la France lors de la China International Import Expo à Shanghai le 5 novembre 2019.(Photo par ludovic MARIN / AFP)

Les relations avec la Chine passent par la cuisine. Au deuxième jour de son déplacement dans le pays, Emmanuel Macron a déployé des trésors de diplomatie gastronomique pour tenter de séduire Xi Jinping. Et surtout tenter de le convaincre par la fourchette de laisser les produits français entrer sur son territoire. Après son discours prononcé pour l’ouverture de la foire des importations de Shanghai, le président de la République a embarqué son homologue chinois dans les travées du salon pour lui faire déguster du bœuf français et goûter des grands vins.

Ce salon «permet de montrer les produits français et la qualité de notre offre, explique Emmanuel Macron. La chine est un énorme marché qui a besoin de nourrir sa population». Aujourd’hui, le pays importe 300 tonnes de bœuf par an, la France vise l’objectif de 20.000 tonnes à la fin 2020. Quant au vin, s’il jouit d’une bonne image de marque, les marges de progression demeurent très grandes.

Pékin attend peu du tête-à-tête avec Macron

Pour passer à la vitesse supérieure, tout le monde s’applique. Emmanuel Macron joue les maîtres queux, les sommeliers laissent décanter les breuvages, les chefs s’appliquent sur la cuisson des viandes dont ils relèvent le goût avec un peu de sel de Guérande et servent la viande à Xi Jinping au bout d’une fourchette. De la Charolaise, de la Limousine et de la Salers. Le président chinois se tourne vers les caméras et porte la fourchette à sa bouche. «Le goût français peut bien se marier avec le goût chinois», assure Emmanuel Macron.

Pour accompagner le tout, le chef de l’État a aussi prévu une dégustation de vin. D’abord, du Bourgogne, un Château Corton Grancey. Ensuite, un Languedoc, un château L’Hospitalet. Enfin, un Bordeaux, du Château Cheval Blanc. Lorsque Xi Jinping goûte à son premier verre, la délégation française l’applaudit. Lorsqu’il commence à déguster le troisième, le président chinois commence à sourire.

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«Je constate qu’il a goûté les trois viandes et bu les trois vins, se réjouit Emmanuel Macron. Je pense que Charolaise, Limousine et Salers ont de beaux jours devant elles en Chine. Ce sont des viandes de goûts que nous-mêmes ne consommons pas assez. J’ai senti qu’il découvrait le vin du Languedoc qu’il ne le connaissait pas mais qu’il a apprécié». Reste désormais à séduire avec d’autres produits français.

Le président de la République négocie avec la Chine l’assouplissement des règles d’importations pour la filière avicole. «Pour le porc, on a ouvert le marché et nous avons les résultats. Pour le bœuf, on a les ouvertures, maintenant c’est à nous de jouer. Le poulet et le canard, on est en train de le faire, explique-t-il. La France a des parts de marché à conquérir en chine. Nous allons le faire sans aucune naïveté». Mais tout de même à la française, c’est-à-dire en passant à table.

lefigaro.fr

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