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Célébration de la Journée internationale des filles, les grossesses  d’adolescentes à l’ordre du jour

Ce vendredi 11 octobre 2019, le ministère rwandais du Genre et  Promotion de la famille (MIGEPROF) profite du Youth Connekt pour célébrer  la Journée internationale de la fille. Les grossesses  d’adolescentes restent une préoccupation et sont à bannir.

Selon le MIGEPROF, la session d’aujourd’hui vise à engager des jeunes de l’Afrique, des dirigeants du gouvernement et de la société civile, ainsi que des partenaires de développement, dans une discussion continue sur les défis et les tentatives de solution aux grosses précoces à travers le continent.

En guise e rappel, environ 95% des grosses précoces ont lieu dans les pays en développement, et  36,4 millions de femmes devenant mères avant l’âge de 18 ans. La prévalence la plus élevée du monde est en Afrique subsaharienne (UNFPA 2013).

Pour le cas du Rwanda, une fille sur cinq (1/5) est enceinte avant 19 ans. Les mères adolescentes sont souvent confrontées à des problèmes psycho-socio-économiques.

Cependant,   le Rwanda a mis en place des sanctions sévères pour les actes de harcèlement d’enfants (l’article 191 du Code pénal du Rwanda stipule qu’une personne qui commet un acte de maltraitance d’enfants “est passible de la réclusion à perpétuité avec des dispositions spéciales .

Le Rwanda a fait des progrès remarquables dans la résolution de certains problèmes auxquels les filles sont confrontées.

Dans son discours, la Ministre du genre, Solina Nyirahabimana regrette. “Malgré ces réalisations, nous avons toujours des défis, la violence aux femmes et filles constitue un obstacle majeur au développement et a la gouvernance.

L’EICV 4 (Enquête intégrée sur les conditions de vie des ménages) a montré que 15% des filles âgées de 15 à 19 ans avaient été victimes de violences sexuelles et que 7,6% des filles âgées de 15 à 19 ans avaient accouché à la suite d’abus sexuels. La grossesse à l’adolescence dont nous parlons encore aujourd’hui a des effets négatifs durables sur les filles, tels qu’un obstacle à l’épanouissement de leur potentiel, l’abandon  scolaire, la  discrimination et de stigmatisation de la part de leurs familles, amis et communautés.

C’est à cet égard que j’appelle tous les acteurs, y compris ceux du gouvernement, du secteur privé, de la société civile, des organisations confessionnelles, des parents et des enfants, à joindre leurs efforts et à mettre fin aux grossesses précoces ».

Au niveau mondiale,  l’ONU se félicite avec réserve. Cette Journée célébrée chaque année le 11 octobre depuis 2012, vise à mettre en lumière les besoins des filles et à répondre aux défis auxquels elles font face. “Nous célébrerons les réalisations accomplies par, avec et pour les filles depuis l’adoption de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing.

En l’espace de 25 ans, de plus en plus de filles sont parvenues à réaliser leurs rêves. Elles sont aujourd’hui plus nombreuses à aller à l’école, à terminer leurs études et à acquérir les compétences dont elles ont besoin pour exceller dans le monde du travail.

Parallèlement, moins de filles se marient ou deviennent mères alors qu’elles ne sont encore que des enfants.

Cette Journée internationale des filles 2019 marque le début d’une année d’action visant à réunir les partenaires et les parties prenantes pour célébrer les progrès observés depuis la Déclaration de Beijing, mais surtout pour donner aux filles le pouvoir, les connaissances et l’espace nécessaires pour continuer à faire entendre leurs passions et leurs préoccupations.

Sur Jean Louis KAGAHE

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