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Burera: Les abandons scolaires sont condamnés à des patrouilles nocturnes

Certains parents du district Burera au nord du Rwanda se plaignent de voir leurs enfants faire des patrouilles nocturnes après leur abandon scolaire, ce qu’ils considèrent comme une punition injuste.

Les voix qui montent viennent de la cellule Runoga, dans le secteur de Gitovu. Cependant, l’administration sectorielle dit ne pas être au courant de ce problème, car cette cellule n’a pas de responsable depuis longtemps.

Selon Umuseke.com, les enfants contraints de faire des patrouilles de nuit dans la cellule de Runoga sont surtout ceux des villages de Gitwe, Mubuga et Siganiro.

Les parents se lamentent que l’administration a décidé ainsi, au lieu de réfléchir aux stratégies pour que ces enfants  retournent à l’école. « En outre, compte tenu de leur âge, ces enfants ne devraient pas patrouiller », ajoutent-ils.

Un des parents se plaint: « Avez-vous vu un enfant de 13 ans faire une patrouille de nuit? Nous ne sommes pas à l’aise lorsque nous passons une nuit avec eux. Nous convenons que la sécurité est importante mais qu’il ne convient pas d’utiliser un enfant au lieu de le retourner à l’école ».

Quant aux enfants, ils ne sont non plus à l’aise. L’un d’eux, âgé de 16 ans, a déclaré: «Pour moi, je fais cette patrouille de nuit depuis deux ans maintenant. En effet, j’ai abandonné l’école parce que je manquais de matériel scolaire. Pour me punir, ils m’ont mis sur la liste des gens qui doivent patrouiller la nuit comme si j’étais un adulte. Par conséquent, quand j’y arrive, je dors. Aucune autre solution ! »

C’est tout nouveau aux oreilles d’Ildephonse Bizimana, secrétaire exécutif du secteur de Gitovu, qui  n’appuie pas cette décision de forcer les enfants à patrouiller la nuit sous prétexte qu’ils ont quitté l’école.

“ Si cette décision a vraiment été prise par la cellule, nous n’en avons pas été informés. Nous voulons que notre pays soit en sécurité, mais aussi il est nécessaire que les enfants terminent leurs études», dit Bizimana.

Il promet d’aller vérifier les informations et s’enquérir du nombre d’enfants victimes d’une telle décision avant de demander des explications aux responsables concernés.

La commission rwandaise en charge des enfants (NCC) garde la même position, de vérifier l’authenticité de ces informations et agir par la suite.

En secteur Bungwe du même district, la même rigueur s’impose aux parents qui n’envoient les enfants aux études, mais toujours illégalement. L’un des parents a payé une amande de deux mille francs rwandais pour cette raison.

 

Sur Jean Louis KAGAHE

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