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Les soins palliatifs, pour qui et quand ?

Un malade dont la guérison est incertaine a besoin des soins palliatifs-internet

L’étape de la fin de vie est une étape à vivre en toute conscience et en toute humilité. Dans ce cadre, les soins palliatifs interviennent quand la guérison n’est plus possible, ils ont pour but de préserver la meilleure qualité de vie possible de ces malades.

Par definition , «  les soins palliatifs sont des soins actifs délivrés dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. L’objectif des soins palliatifs est de soulager les douleurs physiques et les autres symptômes, mais aussi de prendre en compte la souffrance psychique, sociale et spirituelle.

Selon le site  www.doctissimo.fr, “les soins palliatifs sont des soins actifs dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave évolutive ou terminale. Leur objectif est de soulager les douleurs physiques ainsi que les autres symptômes et de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle. Les soins palliatifs et l’accompagnement sont interdisciplinaires. Ils s’adressent au malade en tant que personne, à sa famille et à ses proches, à domicile ou en institution…”

A qui sont destinés les soins palliatifs ?

Les soins palliatifs concernent :

  • les personnes dont la maladie grave et évolutive nécessite des soins de confort, consécutifs à une perte d’autonomie importante ou à des douleurs rebelles aux traitements classiques (cancers, accident vasculaire cérébral, cardiomyopathie obstructive, bronchopathie chronique obstructive…) et dont les soins curatifs peuvent toujours être en cours. On préfère alors parler de soins continus.
  • les personnes en phase terminale, dont le décès est imminent, lors de cancers, troubles neurologiques dégénératifs (sclérose en plaques, sclérose latérale amyotrophiante…), pathologies immunodéficientes (SIDA…), maladies graves entraînant une perte d’autonomie importante (maladie d’Alzheimer…), et lorsque les traitements curatifs deviennent trop agressifs et sans résultat contre la maladie (rechutes, généralisation d’un cancer, épuisement général de la personne…).

L’orientation vers une unité de soins palliatifs est une décision pluridisciplinaire, qui est proposée par l’ensemble des acteurs santé qui soignent la personne malade (médecin traitant, médecins spécialistes, médecin de l’unité de soins palliatifs) en accord avec celle-ci et avec son entourage.

L’accueil du malade se fera avec réalisme et douceur : sans fuir la réalité mais aussi sans lancer brutalement des vérités qui peuvent heurter.

On estime qu’entre 85 et 90 % des personnes en soins palliatifs sont conscientes d’être en fin de vie. Elles souffrent alors, entre autres, de l’absence de discours sur leur mort imminente. Dans une unité de soins palliatifs, les patients ne sont pas abandonnés avec leur histoire, ils sont accompagnés, de jour comme de nuit, par toute l’équipe des soignants.

Quels sont les avantages et difficultés d’une telle prise en charge ?

“Permettre aux patients qui le souhaitent de bénéficier de soins palliatifs à domicile améliore leur qualité de vie avec un retentissement positif évident sur l’état de santé”, note le Dr Richard.

Rester dans son univers, avec ses proches et des rythmes de vie familiers, rassure alors que l’hospitalisation provoque une perte de repères, en particulier chez les personnes souffrant de désorientation.

Certaines difficultés peuvent cependant se révéler rédhibitoires. Ainsi, il est extrêmement rare de pouvoir rester à domicile sans le soutien de proches.

Le conjoint et/ou les enfants se retrouvent souvent en première ligne en position d’aidants pour rassurer le malade, gérer le quotidien, coordonner les professionnels et pallier les éventuelles insuffisances…

“L’épuisement des proches est le premier facteur d’hospitalisation du patient en soins palliatifs”, précise Martine Nectoux.

Enfin, l’état du malade lui-même peut aussi limiter son maintien à domicile. Lorsque certains symptômes demeurent difficiles à soulager ou qu’ils nécessitent de fréquentes réévaluations, une hospitalisation, même temporaire, est indispensable.

Lors d’une émission diffusée la radio  RFI ce 13 juin 2019 avec la participation du  médecin rwandais,  Dr Christian Ntizimira, spécialiste de la douleur et des soins palliatifs dans l’Organisation rwandaise des hospices et des soins palliatifs, organisation privée à Kigali au Rwanda, il a été souligné que, « Les soins palliatifs ont pour objectif d’améliorer la qualité de vie des patients et de leur famille, face aux conséquences d’une maladie potentiellement mortelle »

On estime que , ont indiqué les participants à l’émission,  chaque année 40 millions de personnes ont besoin de soins palliatifs, et que 78% d’entre elles vivent dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. À l’échelle mondiale, seulement 14% des personnes ayant besoin de ces soins en bénéficient actuellement ».

Renaissance Actu

 

 

Sur Jean Louis KAGAHE

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