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Le peuple rwandais est aujourd’hui uni comme une « famille »- Paul Kagamé

Paul Kagame, President du Rwanda prononcçant son allocution le 7 avril 2019

A l’occasion de la commémoration hier du vingt-cinquième anniversaire du génocide perpétré  contre les tutsis en 1994, le Président rwandais Paul Kagame  souligné que le génocide est un événement douloureux que le pays ait connu et qu’aucun mot ne saurait être à la hauteur du drame. Il a toutefois affirmé avec conviction et confiance,  que le Rwanda est aujourd’hui  uni comme une « famille ».

La cérémonie de commémoration ayant commencé au Mémorial du génocide de Kigali sis à Gisozi dans le district de Gasabo , les allocutions de circonstance ont été quant à elles prononcées au Centre des conférences de Kigali ( Kigali Convention Centre). Dans son allocution, le Président Kagamé  a exprimé au nom du peuple rwandais, l’admiration qu’il a pour le chemin parcouru par le Rwanda depuis 1994.

«En 1994, il n’y avait pas d’espoir, seulement les ténèbres et aujourd’hui, la lumière irradie de cet endroit et nous éclaire tous. Comment cela est arrivé? Le Rwanda est redevenu une famille », a déclaré Paul Kagamé de son discours au Kigali Convention Center devant les chefs d’État et de délégation présents.

Il a précisé que «  même si nos cœurs sont pleins de blessures, mais nous sommes unis plus que jamais ».

« Rien n’aura jamais plus le pouvoir de tourner les Rwandais les uns contre les autres. Cette histoire ne se répètera pas. C’est notre ferme engagement », a-t-il poursuivi.

Paul Kagamé a aussi appelé la jeune génération – les moins de 25 ans représentent 60% de la population – à reprendre le flambeau. « Ils ont la responsabilité de prendre de plus en plus les choses en mains, et de participer à construire le Rwanda que nous voulons et méritons. » Paul Kagamé a rappelé  aux délégations pressentes et au peuple rwandais en général que le génocide contre les tutsis a une histoire qui  pourrait remonter é une période lointaine  car a-t-il martelé, « pourquoi le Rwanda a-t-il connu beaucoup de refugiés dans le temps, pourquoi une partie de la population était la seule à être la cible de l’oppression, pourquoi les personnes innocentes ont-elles été jetées dans les rivières sous prétexte de rapatrier vers leurs origines, pourquoi les parents ont-ils tué leurs enfants ? ….. »

« Au-delà de tous ça, nous avons les «  Gardiens du pacte »,  ces personnes qui ont pu sauver les autres pendant le génocide  des tutsis  sans tenir compte de leur ethnie ». I a évoqué à la même occasion d’autres exemples des personnes qui se sont opposées à  l’idéologie du génocide et ont  gardé leur unité même au moment des grandes épreuves jusqu’à sacrifier leur propre vie à l’instar des élèves de l’ES Nyange qui ont refusé de se ranger selon leur origine ethnique face à la menace des assaillants.

« La vision du Rwanda est basée sur sa jeunesse car , a indiqué Kagame les  trois quart de sa population a moins de 30 ans, pendant que 60% sont ceux qui sont nés après le génocide ». Ils ont doncla responsabilité de prendre de plus en plus les choses en mains, et de participer à construire le Rwanda que nous voulons et méritons. » a indiqué Kagamé.

Le président Paul Kagamé  avait auparavant lancé les célébrations en allumant une flamme du souvenir au mémorial de Gisozi à Kigali, où plus de 250 000 victimes du génocide sont enterrées.

 

 Jean Louis KAGAHE

Renaissance Actu

 

 

 

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité« Part de responsabilité »

 

 

 

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialitéLes présidents du Tchad, Idriss Déby, du Congo, Denis Sassou Nguesso, de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, du Niger, Mahamadou Issoufou, ainsi que le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed ont assisté aux cérémonies.

 

 

 

 

 

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialitéSeul chef de gouvernement non-africain, le Premier ministre belge Charles Michel, est venu exprimer le soutien de l’ancienne puissance coloniale. Reconnaissant les erreurs de la communauté internationale en 1994, il a dit parler « au nom d’un pays qui veut aussi assumer les yeux dans les yeux sa part de responsabilité face à l’histoire ».

 

 

Sur Jean Louis KAGAHE

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